Biographie de Eddy Berthy

Au son de son nom, il ne nous vient pas directement à l’idée, d’aller chercher son origine dans les rives du Nkam (un des départements du Cameroun, dans la région du Littoral). Ce n’est, qu’en allant à sa rencontre, en plongeant dans son univers et en ce qui nous concerne, musical, qu’on découvre qu’Eddy Berthy n’est en réalité qu’une savante création, issue de son vrai nom Essombi Dissake Berthe. Telle se présente donc Eddy Berthy, une artiste qui a tant à dévoiler par sa démarche. J’aimais tellement chanter, qu’en guise de guitare, je me servais du balai raphia à manche, pour faire et ressembler à Tracy Chapman

Née au Cameroun, et à l’image de nombreux jeunes issus de ce pays qui ont fait le choix de ce métier, Eddy Berthy a, elle aussi, une histoire particulière avec la musique, de par sa trajectoire. Entre la passion, la soif et l’envie de, il y a eu d’abord et surtout des images, ensuite des espèces de figures tutélaires telles que Koko Atéba (artiste locale), mais surtout l’emblématique Tracy Chapman. Les deux artistes ont cette particularité de chanter et de jouer de la guitare. Seulement, Eddy Berthy n’avait à l’époque, pour toute guitare pour faire et ressembler à ces femmes, qu’un balai raphia à manche (dipapan la njanjo).

Artiste avec une étendue vocale allant jusqu’à 4 octaves, Eddy Berthy est curieuse de la diversité du monde et de celle liée à son activité d’artiste musicienne. Il n’est donc pas étonnant qu’elle cumule différentes casquettes (Choriste, Interprète, Auteur, Compositeur, Coach vocal). Des cabarets au conservatoire (Conservatoire à Rayonnement Régional de Nice) en passant par des concerts scolaires, le chemin de l’apprentissage résume et reflète la personnalité de l’artiste : une travailleuse, une passionnée.

Si 1997 marque le premier tournant dans la trajectoire d’Eddy Berthy dont les compétences sont repérées et reconnues comme choriste, accompagnant lors de leurs passages au Cameroun ou se déplaçant dans des artistes musiciens d’envergure tels que: Manu Dibango, Yannick Noah, Lokua Kanza, Jacob Desvarieux, Aïcha Koné et bien d’autres noms ; c’est en 2007 qu’elle choisit enfin de franchir le pas, celui d’exprimer enfin sa propre musicalité. Une musicalité qu’elle définit en ces termes et sonne comme une profession de foi : Pour moi la musique c'est la transmission du ressenti profond de la vie, exprimée par les sons puisés du plus profond des entrailles (L’Art des Sons).Je m'inspire des fléaux et maux qui inondent ma vie, celle des autres et du Monde entier en général (Maladresses, Souffrances, Injustices, Amour, Guerre...etc.).Par ma voix et mes mélodies, échanger, transmettre, dialoguer, créer des liens permet de faire ma Révolution Humaine pour la Paix dans le Monde.

Elle commet donc un premier album au titre évocateur de TUWÉ = PAUVRETE. Mais n’y voyez surtout pas une évocation du matérialisme ; mais plutôt l’indigence morale dans laquelle est plongé son environnement. Un répertoire exclusivement chanté en sa langue natale, même si on peut déceler quelques passages en français. Une espèce de miscellanées des rythmes du terroir camerounais.

Installée en France depuis 2014, elle continue d’apprendre son métier, évoluant autour des musiciens de renommée internationale, et prenant des cours au conservatoire. Son identité musicale se nourrissant au travers de ses rencontres et voyages, mais prenant toujours son inspiration dans ses racines. C’est ce qu’elle se propose en nous livrant ce sophomore certes, mais premier opus hors de ses frontières natales.


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